Problèmes physiques et activités aquatiques

Il existe un certains nombre de problématiques pour lesquelles une activité aquatique régulière peut être bénéfique. L’apesanteur, la résistance douce de l’eau, la liberté de mouvement qu’elle permet son autant d’atouts quand le corps a besoin d’attention.

La plupart du temps on utilisera du matériel pour adapter la pratique aux contraintes et besoins spécifiques. Ainsi on pourra nager avec des palmes, un tuba, alors que les activités debout pourront se faire le dos appuyé au mur. Dans l’optique d’un travail d’accompagnement par rapport à un problème physique, c’est effectivement l’activité qui s’adapte aux besoins du pratiquant !

Travail sur le souffle

Les ateliers aquatiques en eau chaude orientés sur le souffle permettent de prendre contact avec sa façon de respirer, générant le plus souvent une prise de conscience sur ses blocages et tensions, prise de conscience qui améliore la respiration au quotidien (et donc réduit le stress…).

La pratique de la natation va quant à elle permettre de développer la capacité respiratoire. L’utilisation du tuba permet d’avoir une respiration ample et régulière et peut se combiner avec des pratiques sans tuba. C’est un travail sur le long terme qui peut apporter une augmentation notable de la capacité respiratoire.

Les problèmes articulaires

Solliciter régulièrement les articulations des épaules avec des mouvements amples et sans à-coup permet de maintenir voire de récupérer de l’amplitude articulaire. Là encore c’est une pratique sur le long terme, nécessitant au moins une séance hebdomadaire. Dans cette optique c’est principalement le crawl et le dos qui sont bénéfiques, avec l’utilisation au besoin de palmes et d’un tuba pour que la pratique soit confortable.

Pour les problèmes de genoux et de chevilles, la pratique d’exercices avec les palmes, mais aussi du crawl et/ou du dos permettent un renforcement ligamentaire en douceur et qui respecte l’axe des articulations. Amateurs de brasse, l’apprentissage du crawl et du dos crawlé peuvent se faire en quelques leçons, pour pratiquer des nages plus respectueuses des articulations !

Enfin pour les problèmes de dos, encore une fois la pratique du crawl et du dos permettent, par l’apesanteur de l’eau et le travail d’allonge, de soulager et de muscler le dos.

L’équilibre

En sollicitant le corps de manière symétrique, la natation permet de maintenir et d’améliorer la latéralité avec des effets bénéfiques sur l’équilibre.

Les pratiques debout en eau chaude, notamment le ai-chi, permettent de travailler de manière douce et très efficace l’équilibre. En pratiquant dans un premier temps avec le dos appuyé au mur, l’apesanteur induite par l’eau et l’effet miroir de l’eau sur notre posture nous permettent de prendre conscience de notre façon de nous tenir, de bouger, et de développer notre équilibre.

La douleur

Les ateliers en eau chaude, par la combinaison de l’apesanteur de l’eau et de sa température, peuvent apporter un soulagement de la douleur.

Bouger doucement, en pratiquant le ai-chi par exemple, permet d’aborder différemment le mouvement, de relâcher des tensions avec là encore un effet bénéfique sur la douleur.

Le travail en position debout en profondeur, donc sans appui des pieds au sol, peut quant à lui permettre un renforcement des muscles du dos sans contrainte lorsque les douleurs dorsales rendent la position allongée de la nage impossible.

Précautions

Depuis le 1er mars 2017, l’activité physique peut faire l’objet d’une prescription médicale pour les affections de longue durée.

Même si votre pathologie de rentre pas dans le cadre d’une prise en charge, à partir du moment où vous faites une activité physique pour améliorer votre situation au regard de votre pathologie, il est essentiel d’en parler avec votre médecin. Car celui-ci pourra vous orienter, notamment sur les mouvements adaptés pour vous ou non. C’est aussi avec lui que vous pourrez évaluer les apports de votre pratique.

Vous pouvez aussi avoir des contre-indications, notamment lorsqu’il s’agit d’une pratique en eau chaude, qui va par exemple être à proscrire en phase inflammatoire aigüe.

Enfin parler ouvertement de vos problématiques avec le praticien ou le maître-nageur qui vous accompagne permettra d’adapter au mieux votre pratique à vos besoins.

En savoir plus :

Consulter la liste des affections de longue durée

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