L’eau, quelle sensation pour vous ?

Imaginez-vous descendant progressivement dans ce bassin à 34°C… l’eau enveloppe tout votre corps de son contact.

Photo Carole C. – Ma Maison Zen

Ce contact est-il pour vous doux ou oppressant ? Eveille-t-il des sensations agréables ou désagréables.

Car de nos premiers bains étant bébés en passant par les leçons de natation, chacun a un vécu différent avec l’eau, et ce vécu se réactive plus ou moins consciemment à chaque fois que l’on pose les orteils dans l’eau.

Si la sensation est agréable, l’eau va avoir immédiatement l’aptitude à nous procurer du bien-être, on va se laisser aller dans ses bras : ouah que ça fait du bien !

La sensation peut aussi être mitigée, partagée entre l’attrait de l’eau, l’idée du bien-être qu’elle peut procurer et une appréhension plus ou moins consciente mais réellement limitante car on n’arrive jamais à se détendre vraiment.

Enfin la sensation peut être franchement désagréable, et toutes les belles explications sur les bienfaits de l’eau n’y changeront rien !!

Dans ces deux cas il est inutile de s’user le cerveau à essayer de se raisonner, car ce n’est pas de la partie « raisonnante » du cerveau (le cortex) que vient le « problème ». C’est le cerveau limbique qui, à un moment donné, pour une raison ou une autre, a enregistré l’information « eau = danger ». Or son rôle c’est de nous protéger en cas de danger, donc il tire la sonnette d’alarme interne à chaque fois qu’il perçoit une situation qu’il a classifiée comme « potentiellement dangereuse ou désagréable ».

Il va donc falloir entamer un processus de « déclassification de dossier » pour sortir l’eau de la catégorie « attention menace » et la ranger dans la catégorie « ouah que ça fait du bien ! »

Ce cheminement sera propre à chacun et nécessitera dans tous les cas de faire connaissance avec le milieu aquatique : comment on se tient debout, s’allonge, se relève, comment on procède pour respirer… histoire d’être tranquille avec l’aspect logistique !

Très souvent l’appréhension vient du fait de ne pas avoir appris ces choses pourtant essentielles et on se sent alors démuni face à ce milieu aquatique qui fonctionne d’une manière qui nous est étrangère !

Le processus pourra aussi selon les situations nécessiter un accompagnement si la charge émotionnelle est trop pesante, afin de libérer ces mémoires bloquantes.

Photo Valérie H. – Harmonie Eau

Enfin cela impliquera de passer du temps avec l’eau, dans l’eau pour expérimenter progressivement son côté positif, et alimenter la banque de données « ouah que ça fait du bien ».

Aquagym, profiter d’un lit à bulle en regardant la montagne, atelier d’aquarelaxation, Soin Aquatique sont autant de façon d’associer progressivement les mots « eau » et « bien-être ».

Je vous souhaite de trouver à votre rythme le chemin de l’eau,

Au plaisir de partager avec vous,

Valérie

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